Lizzie

Lizzie, une jeune Haïtienne saine d’esprit, décide un matin en sortant de chez elle de jeter quelque chose dans sa poubelle. Cet acte décrit ainsi pourrait vous paraître anodin, et pourtant ce n’était que le début d’une révolution dans sa vie.

Petite effrontée

Dans ce temps-là, au retour de l’école après avoir fait leur devoir et rabâcher pendant un moment leurs leçons, les enfants avaient les yeux vissés sur le petit écran. La plupart regardait les dessins animés de Tom et Jerry, Toy Story, la Ligue des justiciers, d’Oncle Picsou, les Razmokets, Super nanas etc… Ils étaient souvent cloués sur leurs chaises, ou ils avaient les fesses qui trainaient par terre avec leurs petits pieds repliés sous eux-mêmes.

Piégé

L’air était frais, le soleil s’était levé à peine une heure de cela. Il y avait peu de voiture sur la route. Nathan avait le sentiment d’être seul au monde, il filait sur la route des Rails, chaque coup de pédale était un délice pour ses sens.

Nono

Nono se nèg Pòtoprens, se la li fèt, se la li leve. Yon lè, misye te deside li lè li tan pou li ale konn peyi li, kote ras li yo sòti. Se konsa nan dezyèm semènn nan yon mwa desanm, li te pran machin pou lavil Okay. Tout kote li te pase, li achte fridòdòy : dous makòs lè li te pase Ti Gwav, bannann ak griyo lè li te pase Kafou Dèriso, elatriye. Bèl peyizaj tou te ap karese je Nono, menm si pifò nan mòn yo dan rachòt.

Nuit Isolée : En Marge…

Je me sens autant vieille, fatiguée et meurtrie que jeune, énergique et inexpérimentée. C’est bizarre de commencer avec cette phrase qui ne veut rien dire, n’est-ce pas ? C’est parce que j’ai toujours cherché à vous dire les choses d’une façon si belle, si soutenue, si différente pour qu’enfin vous m’entendez que j’ai failli oublier le plus important ici, dans cette démarche, c’était juste de dire.

Kaleidoscopie d’une vie #1

Elle se pressa de grimper dans le bus en bousculant une vieille femme. Elle n’était pas encore assise que le conducteur démarra son engin, si bien qu’elle trébucha et cogna son genou dans le petit banc placé dans le passage. Rapidement elle dû s’agripper au dossier d’une des chaises du véhicule pour se déplacer avec peine, car déjà les autres passagers derrière elle la pressaient d’avancer.

Un 18 novembre, à une manifestation…

Sandra[1] avait tout planifié pour que sa mère aille à l’église avec son frère et sa cousine, afin de se faufiler dehors et quitter la maison, explique-t-elle. Mais son plan échoua car on était le 18 novembre 2018, les gens étaient chez eux, tendus, attendant la suite des évènements. Sa mère a été à l’église hier durant la journée, et on se préparait à ce que le pays soit fermé.

Nuit isolée : Indiscrétion…

L’homme prétendait ne pas nier ses actes, pour cette raison, il n’allait pas lui demander d’oublier et tout lui pardonner. Mais il faisait tout pour écarter l’interprétation de la femme de l’affront commis et déformait la réalité jusqu’à chercher à la recréer. « Peut-être qu’il avait raison. » : Cette idée torturait l’esprit de la femme et elle ne voulait surtout pas être injuste.

Il faisait chaud dans la pièce.

Je disais, il faisait chaud dans la pièce. J’avais ce costume gris que ma tante m’avait fait cadeau pour aller au prochain congrès. Oui, j’étais Témoins de Jéhovah. Enfin, je pense qu’après avoir lit son oraison funèbre ici, après toute cette rage, ces pleures, je ne pourrais plus l’être.

Vierge

Alice était allongée nue sur le lit, elle se laissait caresser, baiser, toucher, palper, tripoter, et Dieu qu’elle aimait ça. Le corps offert, libre, abandonné à la volonté de sa partenaire. La jeune fille avait confiance, elle se sentait bien, et demandait encore plus avec ses gémissements et ses plaintes de plaisirs. Son bassin se mouvait de lui-même, comme poussé par une force qui lui était inconnue.